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| Extraits de la biographie de Lucien Puyuelo par Hervé Blanche |
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| "Découvrir le monde de Lucien Puyuelo (1927-2003) c’est aller à la rencontre de ce qu’un artiste peut donner de meilleur. |
| Une certaine indifférence au sujet, une esthétique neuve, une forme décorsetée, une vision libérée et sensible... Il but à la coupe des richesses de notre ville (Sète) qu’il transmuta tout au long d’une œuvre généreuse, chatoyante... |
| L’enfant de « l’Île singulière » ressentit le besoin de dessiner, peindre... Près de 4 000 toiles... |
| La fréquentation (influence) des plus grands (Picasso, Matisse, Gauguin, Desnoyer)... |
| Le peintre fut à l’œuvre dès 1945 et jusqu’en 2002 : Les bateaux, les foules, la mer, les gens, des tranches de vie... tout un itinéraire... |
| Lucien Puyuelo est né au 12 de la rue Mercier, vers l’actuel quai De Lattre de Tassigny... Ses parents, lui né en Espagne et elle née à Sète (de parents espagnols)... Son père était chauffeur dans une grande famille sétoise qui habitait près de « l’Athénée ». L’appartement était au-dessus du garage qui abritait la voiture du maître... |
| En 1944, le jeune de dix-sept ans s’intègre aux Forces Françaises de Libération... Et puis c’est le retour à Sète... Une partie de la ville, dévastée, doit être reconstruite. Lucien Puyuelo sera manœuvre dans l’entreprise Turini œuvrant à la reconstruction des quais... |
| En 1945, Il a rejoint un groupe de peintres, le groupe « Flamme » qui expose au premier Salon d’Hiver à Sète. Un second Salon, dans les locaux de l’hôtel Terminus (un des plus grands hôtels de Sète, à l’époque), suivra en 1946... |
| On lui avait trouvé un certain manque de maîtrise. Ce qu’on ne lui reproche plus quatre ans plus tard quand seront loués ses « progrès véritablement sensationnels » et même une « sûreté d’exécution remarquable ». Est-ce à cette époque qu’il s’inscrit à l’académie du « Dessin facile » dont le diplôme dort dans la boite aux vieux papiers ? Est-ce à ce moment qu’il fit un court passage aux Beaux-Arts de Montpellier ? On ne le sait pas avec certitude, mais il déclarera plus tard à la presse – sans préciser la date – qu’il a fréquenté les bibliothèques, qu’il a assimilé l’héritage des grands contemporains. Et ses tableaux en porteront témoignage... |
En 1949, il est salué comme « l’espoir numéro un de la peinture sétoise ». .. (il) connaît (...) un début de reconnaissance. Il expose à Sète, au Grand Hôtel, avec les Sétois Chave, Lassale et les Montpelliérains Fournel, Seguin, Suc. On lui reconnaît d’indéniables qualités, de la vigueur dans la composition. Le Port, La Plage, les Cargos, les Pêcheurs à la ligne sont vus dans un des lieux les plus huppés...
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De 1951 à 1960, la carrière de Puyuelo semble prendre une autre dimension.
On qualifiera encore sa forme de naïve, on y décèlera des influences cubistes – ce qui est audacieux à cette époque. Mais on le reconnaîtra comme coloriste. On louera la chaleur de ses teintes, leur éclat jugé même parfois « inouï » (!). Au Salon de la Marine (lors de la Saint Louis) de 1952, on jugera qu’il se bonifie de saison en saison... |
| En 1951, il se marie et aménage quai de la République. Ce n’est pas le luxe, mais il y dispose au moins d’une pièce à lui pour se livrer à son art. Et puis, lui qui est un sensitif, qui emmagasine les impressions, il se rapproche de la lumière des canaux, des cargos….. |
| 1953 : Le Salon d’Automne de Lyon ; 1953-1955: Le Salon de la Marine, la Biennale de Menton ; 1954: Salon de la Jeune Peinture (235 rue du faubourg Saint Honoré, Paris) ; 1956: La Boutique d’Art, (rue de Rivoli, Paris); 1956,1957 : La galerie Lucien Gout et La galerie Art et Exposition à Montpellier... À Sète, en 1954, il signe « une des meilleures expositions depuis longtemps »... Dijon (1956) et Nice où l’on admet qu’il possède une « connaissance très poussée des choses de la peinture »... |
| En 1954, Puyuelo a obtenu une mention au Grand Prix du Dôme. Dans le jury figurent Desnoyer, Carzou, Fujita, André Villon...,. |
| En 1956 à Marseille, Lucien Puyuelo remporte le Grand Prix au Salon national du Cheminot, face à 400 exposants de toute la France,... |
| . Dans ces années de la trentaine, le groupe des peintres Montpellier-Sète (Desnoyer, Bessil, Couderc) se resserre. Il expose au musée Fabre (Montpellier), à Narbonne, au musée des Beaux-Arts de Nîmes en 1958. Le groupe est parrainé par un comité présidé par André Chamson et compte dans ses rangs Jean Cassou, Jean Cocteau, Joseph Delteil et René Huygues, le grand historien de l’Art. Puyuelo y sera associé jusqu’en 1988 où il exposera au musée Fleury de Lodève avec Jean Hugo et Maurice Sarthou. Ces rapprochements, cette effervescence ne prépareront pas une grande carrière nationale. Ce manque de reconnaissance est-il dû au refus du système, cette indifférence aux circuits où l’argent règne ? Puyuelo ne tenait pas en grande estime les marchands d’art « qui vous laissent tomber les années sans »... |
| (la suite) |
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